La Tendresse des Pierres, Marion Fayolle

Si j’avais dû trouver un élément pour symboliser mon père, j’aurai choisi les pierres. Mais, attention pas les galets lisses et doux. Non plutôt, les rochers qui piquent les pieds si on leur marche dessus sans chaussures. Ceux qui sont recouverts d’aspérités. Ceux qui râpent, qui coupent, qui sont agressifs et froids. Mon père était un rocher sur lequel on aurait s’agripper sans se blesser. Sous lequel on aurait aimé s’abriter sans se sentir menacé.

Marion Fayolle réalise un chef d’œuvre éblouissant sur la recherche d’un amour manqué, celui d’un père à l’agonie. Un homme dur et insaisissable dont on souhaite réanimer la vie et l’amour. La Tendresse des Pierres sublime par delà toutes les richesses des rapports texte et image les possibilités artistiques et littéraires d’une bande dessinée moderne que l’auteur enrichit par les influences du surréalisme et du nouveau roman. Jean-Luc Godard disait de lui Je suis un peintre qui fait de la littérature , une définition qui convient parfaitement à ce livre de Marion Fayolle.

Livre relié, couleur, 144 pages, à paraître le 23 octobre en librairie
 
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